Suite et fin du discours d'anniversaire de l'Harmonie Municipale de Lille

Publié le par HARMONIE MUNICIPALE LILLE

Suite et fin du discours d’anniversaire de l’Harmonie Municipale de Lille …


PRELUDE

 

Vingt cinq ans plus tard, une guerre en efface une autre, bien qu’on aie dit de la précédente que c’était la der desder.
Cette fois il n’y a plus les fronts tels que la Marne, l’Aisne, l’Artois ou la Meuse. Bien campés derrière notre ligne Maginot, on attend de pied ferme l’ennemi, lequel passe par la Belgique et nous fait marron.
Notre armée tourne à la débandade et la plupart des combattants sont emmenés en Allemagne dans les « stalags » ou « offlag » comme prisonniers de guerre.
Parmi eux un Lillois, musicien, compositeur et professeur au conservatoire, essaye de distraire ses compatriotes avec la musique, ce que les Allemands tolèrent, car ils en sont aussi friands.
Ce musicien s’appelle Edmond Pellemeulle.
Libéré en 1943, il rentre à Lille et là reprend ses multiples activités : conservatoire, théâtre, grande fanfare de Fives pour laquelle il parcourt la ville à bicyclette afin de recruter les musiciens encore disponibles.
C’est  là qu’on lui confie aussi la direction de l’Harmonie de Lille.
Après la guerre, il va de temps à autres se reposer au Mont-Noir.
Un jour où il s’ennuie un peu, il regarde la plaine de Flandre et cela lui inspire un petit poème symphonique qu’il intitule tout simplement « prélude ». Cette pièce fut éditée après la mort de Monsieur Pellemeulle par un de ses anciens élèves, Mr Florent Lemire.
Mais les plus anciens d’entre nous se souviennent l’avoir jouée avec la partition manuscrite de son auteur et sous sa direction.

A l’époque le maire de Lille s’appelle Denis Cordonnier. Voici donc le Prélude de Edmond Pellemeulle.

 


WEST SIDE STORY

 

Lors de la période qui nous intéresse maintenant, la 4ème République n’est déjà plus qu’un souvenir, et nous voici sous la 5ème, instituée à sa mesure par un autre Lillois, le Général De Gaulle.

 

La vague « Yéyé » commence à déferler sur nos ondes et nos écrans « noir et blanc. La jeunesse se sent des envies de bouger mais l’on ne perçoit pas encore les prémices de mai 68.

C’est à cette époque que Léonard Bernstein, directeur du Métropolitan Op
éra de New-York, compose une comédie musicale qui met en scène des jeunes de deux communautés rivales, dont un garçon et une fille de chacune d’elles, s’éprennent l’un de l’autre.
Ce sont un peu les « Roméo et Juliette » des temps modernes. Cette œuvre s’appelle « West Side Story ». On en fait un film, et des critiques disent que c’est le plus beau cadeau que l’Amérique nous ait jamais donné.

A cette époque, la ville de Lille commence à changer. Un grand projet de ville nouvelle à l’Est de l’agglomération voit le jour. Le maire de Lille est un ancien ministre, Mr Augustin Laurent.

Voici dont des extraits de West Side Story, arrangés par le célèbre Naohiro Iwaï.

 

ZOOM SUR COSMA

Nous voici maintenant dans les années 80.
La cinquième République a basculé à gauche suite à l’élection de Monsieur Miterrand.
A Lille, le nouveau maire Monsieur Pierre Mauroy vient d’être nommé 1er Ministre.
On creuse un tunnel sous la manche, et la ville de Lille est à nouveau soumise à un grand chambardement.
Face à la dégradation du monde industriel, Monsieur Pierre Mauroy et son équipe veulent compenser par le secteur tertiaire et les anciens danseurs de chez Beudart voient en cet emplacement s’ériger les tours d’Euralille.


Pendant ce temps, les cinéphiles prennent conscience du fait que la musique occupe une place de plus en plus importante au cinéma. Il suffit de chantonner « Reality » p
our penser à « la boum » ou encore siffloter l’air du grand blond pour penser à Pierre Richard.

Dans les « boums » justement, on danse sur du disco. Mais la musique de ces films français est très souvent l’œuvre d’un compositeur d’origine Roumaine : Vladimir Cosma.
L’Harmonie vous interprète maintenant un arrangement sur quelques mélodies de ce grand compositeur.

Voici « Zoom sur Cosma »…

 

AUTOUR DU MONDE

 

Et bien vous voyez que de quart de siècle en quart de siècle on fait des pas de géant.
Nous ne vous racontons pas ce qui se passe à Paris puisque vous êtes dans notre film.

A Lille, pour la première fois c’est une femme, Madame Martine Aubry, qui est maire. C’est sous sa gouverne que Lille devient en 2004, capitale européenne de la culture.
Sur cette manifestation culturelle s’enchaine l’actuel « Lille 3000 ».

Le petit bonhomme du logo Lille 2004 avec ses grandes bottes fait lui aussi des pas de géant et c’est tout naturellement qu’un compositeur local lui fait faire le tour du monde.
Ce compositeur n’est plus à présenter puisqu’il s’agit de Jean Philippe Vanbeselaere, dont le nom devient familier.
Notre bonhomme visite deux pays d’Afrique, passe par l’asie puis les pays slaves de l’Europe de L’est. Mais au milieu d’une danse russe, quelques accents du p’tit quinquin nous rappellent qu’il est temps de rentrer au pays des ch’tis.

 

Cette œuvre fut écrite dans le cadre du 1er concours international de composition pour orchestre d’Harmonie. Elle achève notre concert de ce jour.
Puissent ces derniers accents vous rester en mémoire et pourquoi pas vous inciter à consulter, voire vous inscrire au blog de l’Harmonie sur internet.

 

« Je tiens à remercier vivement notre ami Daniel Cheroutre car il est l’auteur des commentaires que j’ai eu le plaisir de vous lire » Geneviève Segers.

 

Nous vous rappelons que l’Harmonie Municipale de Lille est placée sous la direction de Monsieur Henri Bailleul.

Merci encore et bonsoir à tous…

 


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Publié dans Moments de vie

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G
<br /> Bravo pour les photos .... surtout celle de Naohiro Iwaï !!!<br /> C'est très fort !<br /> <br /> <br />
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